Premier Relais à s’implanter en Afrique en 2002 – 2 autres Relais suivront quelques années plus tard au Sénégal et à Madagascar – le Relais Burkina représente aujourd’hui autour de 250 salariés. Basé sur l’esprit Relais, il a pour raison d’être le développement d’activités socio-économiques, destinées à créer des emplois durables pour des personnes en situation d’exclusion.

 


 

 

Historique

L’implantation du Relais au "pays des hommes intègres" est le fruit d’une relation née dans les années 60 entre la communauté Emmaüs Artois, animée par le Père Léon, et le Burkina Faso. Pendant près de 40 ans, le lien d’amitié entre Emmaüs Artois et des partenaires Burkinabé favorise le développement de projets locaux. 

En 2002, un chargé de mission du Relais se rend au Burkina avec pour objectif de passer d’une logique de don à une logique de création d’activités socio-économiques, génératrices d’emplois. Tous les projets menés sont fondés sur la conviction que le travail donne une dignité aux hommes, par l’autonomie économique qu’il génère pour eux et leur famille.

 

Les bases d’un centre de tri de vêtements d'occasion sont lancées en 2003. La démarche est double : il s’agit de créer de l’emploi durable au Burkina dans le secteur du tri et de la revente de vêtements d’occasion, mais aussi de préserver des emplois créés en France par le Relais à travers le développement de nouveaux débouchés pour les vêtements pré-triés. Pour ce projet le Relais s’associe avec l’OCADES de Koudougou (réseau Caritas). Ce projet, démarré avec une dizaine de personnes, s’est développé en quelques années et emploie aujourd’hui près de 200 salariés

 

Dès son démarrage au Burkina, le Relais soutient par ailleurs l’association Wend Puiré de Koudougou, qui s’engage aux côtés des paysans en les aidant à développer une activité apicole, source pour eux de revenus complémentaires. D’autres projets prennent forme dès l’année 2003. L’Atelier Nouveaux Meubles est créé à Ouagadougou, et la teinturerie Loong Néeré à Koudougou bénéficie d’un soutien. Le Relais a également répondu à l’appel d’un groupement de femmes productrices de riz étuvé dans la région du Sourou. Depuis avril 2012, Le Relais aide ces femmes à commercialiser leur riz étuvé du Faso sous la marque « Grains d’Or ».

  

Le Relais Burkina aujourd’hui

Aujourd’hui, le Relais Burkina continue de travailler à l’émergence de nouveaux projets d’activités socio-économiques pourvoyeurs d’emplois. Il démarre un projet dans la création textile avec le coton local comme matière première, dénommé Terre d'Origines.

 

 

Le Relais, une entreprise pas comme les autres

Le Relais est un réseau d’entreprises qui agit depuis près de 30 ans pour l’insertion de personnes en situation d’exclusion, par la création d’emplois durables. Membre d’Emmaüs France et de l’Inter Réseaux de la Fibre Solidaire (IRFS), il base son action sur la conviction que le retour à l’emploi des personnes en difficulté est un moyen de les aider à préserver leur dignité et à retrouver une place dans la société. Il a développé pour cela plusieurs activités économiques, qui lui ont permis de créer à ce jour plus de 2 700 emplois directs.

Parmi-celles-ci, la collecte / valorisation textile a connu un rapide développement. En quelques années, le Relais a développé une véritable filière industrielle, se hissant au rang de leader français : seul opérateur à maîtriser toute la chaîne de la valorisation textile, il assure aujourd’hui 55 % de la collecte en France, gère 14 centres de tri et valorise 90 % des textiles collectés.

Le Relais a aussi inventé un modèle d’entreprise innovant, l’Entreprise à But Socio-économique, qui place son développement au service de l’Homme.