Le centre de tri Toum Song Taaba, situé à Koudougou, achète au Relais France des vêtements d’occasion collectés en France et pré-triés avant leur expédition au Burkina (ne sont expédiés que des vêtements en bon état et adaptés aux conditions climatiques). 

Une fois au Burkina, les fripes sont triées plus finement, en fonction des types de vêtements, de leur état, et des demandes des clients sur place. Elles sont reconditionnées et commercialisées auprès de grossistes burkinabés pour être vendues à la population burkinabé, principalement sur les marchés.
Les retombées socio-économiques de cette activité sont importantes : 

  • pour les salariés, qui grâce à un salaire régulier peuvent faire vivre leur famille (parfois élargie comme souvent en Afrique).
  • pour les revendeurs, qui bénéficient d’un approvisionnement régulier et de bonne qualité, adapté aux besoins locaux.
  • pour la population, qui trouve grâce aux vêtements d’occasion disponibles sur les marchés une alternative au textile asiatique de très basse qualité.


  

Depuis ses débuts en juillet 2003 (12 salariés dans un local de 300m2), le centre de tri a parcouru un long chemin. L’inauguration de ses propres bâtiments de 1 000men 2006 a souligné la réussite du projet. Grâce au travail, à la responsabilité et la cohésion de ses salariés, le centre de tri a été entièrement autofinancé sans qu’aucune subvention ne soit nécessaire.

Le centre de tri Toum Song Taaba porte bien son nom : "Travailler pour s’entraider". Il s’est effectivement développé grâce au travail de chacun. Le volume d’activités s’est multiplié, les bâtiments se sont agrandis (la surface des bâtiments a atteint 3 000 m2 en 2009), et plus de 170 personnes bénéficient aujourd’hui d’un emploi durable et d’aides diverses face aux difficultés de la vie quotidienne (prime de scolarité, aide pour l’accession à la propriété des salariés etc).

Le centre de tri Toum Song Taaba, à l’image du Relais qui place l’économie au service de l’Homme, poursuit une vraie démarche participative des salariés. Ce mode de fonctionnement a permis aux salariés de contribuer eux-mêmes à l’amélioration de leurs conditions de travail, avec par exemple, la création d’une cantine. Mais il a permis également d’initier des projets solidaires : ouverture d’une mutuelle de santé autogérée par les salariés, projet de réhabilitation de logements délabrés pour les plus démunis.